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La greve se poursuit au CHU

03 octobre 2018 à 08h45 Par la rédaction
Crédit photo : K6FM

Les médecins urgentistes du SAMU et du CHU de Dijon protestent toujours contre une baisse annoncée des effectifs et l’arrivée de la gestion des appels du 15 émis depuis la Nièvre.

C’est effectif depuis ce mardi, toutes les personnes qui composent le numéro d’urgence 15 depuis le département de la Nièvre ne tombent plus sur des interlocuteurs basés à Nevers mais au CHU de Dijon. Le syndicat CGT du CHU indiquait vendredi qu’il n’y avait pas assez de postes pour pouvoir assurer cette nouvelle charge de travail.

La direction du CHU a assuré ce mardi que tout s’est bien passé :

« Fruit d’un travail collaboratif et d’une mobilisation exemplaire des équipes du SAMU 21 de près de douze mois, ce transfert d’appels s’est parfaitement déroulé. Même s’il n’implique aucun changement pratique pour les habitants, qui continuent à composer le 15 face à une situation d’urgence médicale, ce transfert participe à garantir un service public de médecine d’urgence de qualité et sécurisé en tous points du territoire de la Bourgogne-Franche-Comté. L’ensemble des volets de cette réorganisation, qu’ils relèvent de la mise en place de procédures nouvelles, du renforcement et de la formation des ressources humaines ou encore des systèmes d’information, ont été mis en place au fil des travaux collectifs auxquels ont contribué les acteurs de l’urgence depuis l’été 2017. Un comité de pilotage du transfert présidé par le directeur général de l’ARS, avec l’appui des deux préfectures, a validé l’ensemble des étapes en lien avec tous les partenaires (directions des établissements, médecins et assistants de régulation CRRA/SAMU/SMUR, SDIS, Associations des Transports Sanitaires Urgents (ATSU), médecins libéraux via les Conseils Départementaux de l’Ordre des Médecins et les associations de régulation libérale…). »

Ce mardi soir, le groupe politique « la France insoumise de Côte d’Or » a apporté via un communiqué son soutien aux médecins grévistes :

« Nous allons payer cher la mise en place du plan Santé voulu par Emmanuel Macron. Les restrictions budgétaires affecteront de fait les hôpitaux et 600 établissements seront touchés de plein fouet entrainant la fermeture de nombreux services. Comme d’habitude, les zones rurales et les petites villes seront les premières impactées par ces mesures. 

La France Insoumise a identifié que les grands bénéficiaires de cette disparition du service public seront les cliniques privées. La fédération des hôpitaux privés a réagi de façon claire : « C’est une réforme à la hauteur des enjeux. Nous sommes prêts à relever ensemble ce défi ». Depuis 20 ans, ils sont les grands gagnants de la destruction du service public. »