Des « déserts médicaux » plus nombreux en Bourgogne Franche Comté

19 décembre 2017
Par Fabrice Aubry
Selon un communiqué qui nous est parvenu il y a quelques jours, L’ARS (l’Agence Régionale de Santé) a élargi les zones éligibles aux aides à l’installation de médecins en Bourgogne Franche Comté.
Désormais, 68 % de la population de la région vit sur un territoire éligible à des aides au maintien ou à l’installation de médecins.

Le plan du Gouvernement pour l’égal accès aux soins mobilise de nombreux leviers d’action pour favoriser la présence médicale dans les territoires qui en ont le plus besoin. Les aides conventionnelles allouées par l’Assurance Maladie pour le maintien et l’installation de médecins dans les zones sous-denses ont été renforcées dans la dernière convention médicale entrée en vigueur en 2017. Elles peuvent atteindre 50 000 € pour l’installation d’un médecin. Pour la mise en œuvre de ces aides, le plan national présenté en octobre dernier (voir aussi encadré) prévoit la publication d’un nouveau zonage des territoires en tension.

En Bourgogne-Franche-Comté, l’arrêté définissant ce zonage vient d’être signé par le directeur général de l’ARS, Pierre Pribile. Plus de territoires concernés en Bourgogne- Franche-Comté Désormais, les zones éligibles aux aides conventionnelles dites « zones d’intervention prioritaire » représentent près de 22 % de la population en Bourgogne-Franche-Comté, contre 12 % jusqu’à présent. S’y ajoutent des zones qualifiées de « zones d’action complémentaire » représentant près de 46 % de la population régionale, dont le degré de fragilité est moindre, et qui bénéficient de dispositifs d’aides mis en œuvre par l’Etat (praticien territorial de médecine générale/PTMG, praticien territorial de médecine ambulatoire/PTMA, contrat d’engagement de service public/CESP…) Au total, près de 68 % de la population de la région vit désormais sur un territoire éligible à des aides au maintien ou à l’installation de médecins.